Un an après la sortie de Kingdom Come Deliverance 2, Warhorse Studios a tenu ses promesses en matière de contenu post-lancement. Trois extensions payantes sont venues enrichir l’expérience de base, ajoutant collectivement entre 20 et 30 heures de jeu supplémentaires dans l’univers médiéval de Bohême. Entre personnalisation de bouclier, gestion de forge et enquête sanitaire dans un monastère, chaque DLC propose une direction narrative bien distincte, loin du simple contenu bonus recyclé.
Ce guide fait le tour complet des trois extensions sorties tout au long de l’année, mais aussi des mises à jour gratuites qui ont accompagné le jeu depuis son lancement. Prix, contenu, points forts et limites : tout y passe, avec un regard critique sur ce qui fonctionne réellement et ce qui manque encore pour satisfaire une communauté exigeante. Car si Warhorse a livré un travail sérieux, certaines attentes des joueurs restent, à ce jour, sans réponse.
Les DLC de Kingdom Come Deliverance 2 : contenu, dates et tarifs
Le catalogue des extensions payantes de Kingdom Come Deliverance 2 compte désormais trois titres distincts, chacun proposant une expérience de jeu différente. Plutôt que d’acheter les trois séparément pour un total avoisinant les 45 euros, l’Pass d’extension permet de récupérer l’ensemble pour environ 30 euros, une économie non négligeable pour qui souhaite profiter de tout le contenu additionnel. L’édition Royal, elle, regroupe le jeu de base et toutes les extensions sorties, une option pratique pour les nouveaux venus sur la saga.
Brushes with Death, premier DLC narratif de la liste, introduit Master Voyta, un peintre marqué par un passé douloureux qui rejoint Henry dans une aventure débutant à Trotsky avant de se poursuivre jusqu’à Kuttenberg. La vraie force de cette extension réside dans son système de personnalisation de bouclier, avec plus de 100 combinaisons de symboles et de couleurs à débloquer progressivement au fil de la quête. Trois fins différentes récompensent l’exploration et la curiosité du joueur, tandis que l’humour caractéristique de la licence reste bien présent tout au long de l’aventure.
Legacy of the Forge prend une direction plus intime : Henry reprend la forge abandonnée de Martin, son père adoptif, à Kuttenberg. Un système de prestige, calqué sur la mécanique de réputation du jeu principal, progresse via les commandes des villageois et les services rendus à la Guilde des Forgerons. Certains objets à forger demandent une réelle maîtrise technique, et les missions quotidiennes, limitées à une ou deux commandes par jour de jeu, peuvent paraître répétitives sur la durée. Des bugs signalés au lancement, notamment des textes restés en anglais, ont d’ailleurs terni la première impression de cette extension.

Mysteria Ecclesiae, sorti en fin d’année, propose l’expérience la plus originale scénaristiquement. Henry enquête sur une maladie mortelle au monastère de Sedlec aux côtés d’Albich d’Uniczow, un médecin réputé de l’époque. Dès le début de l’aventure, l’équipement est confisqué : exit les combats, place à la déduction, aux interrogatoires de personnages non-joueurs et à quelques passages en furtivité. Une visite guidée optionnelle explique la vie monacale du XVe siècle, tandis que les chants grégoriens et le travail de lumière rendent l’ambiance particulièrement immersive. Pour les amateurs de récits soignés, ce type d’approche narrative rappelle d’ailleurs certaines productions récentes saluées pour leur écriture, à découvrir sur les expériences vidéoludiques marquantes de l’année.
Mises à jour gratuites et contenu bonus inclus dans le jeu de base
Warhorse n’a pas attendu la sortie des extensions pour enrichir Kingdom Come Deliverance 2. Plusieurs mises à jour gratuites ont modifié l’expérience de jeu de manière significative depuis le lancement. Le mode barbier, par exemple, permet de personnaliser coiffure et barbe d’Henry moyennant 25 Groschen, avec à la clé un bonus de deux points de charisme. Un détail compact, mais un impact réel sur le roleplay et les interactions sociales du jeu.
Voici les principaux ajouts gratuits qui ont enrichi l’expérience sans nécessiter d’achat supplémentaire :
- Mode barbier : personnalisation complète de l’apparence d’Henry, avec bonus de charisme à la clé
- Mode hardcore : une difficulté accrue pour les joueurs cherchant un défi supplémentaire dans ce jeu vidéo médiéval
- Courses de chevaux au camp des Nomades, disponibles en courses simples ou en archerie montée
- Mise à jour du mode photo avec profondeur de champ, exposition, contraste et gestion des lumières
- La quête du Blason du Lion, désormais accessible à tous les joueurs sans condition de précommande
Cette dernière quête mérite d’ailleurs qu’on s’y attarde. Cinq cartes disséminées dans le monde mènent chacune à une pièce d’armure légendaire du Chevalier de Brunswick. La structure rappelle fortement les quêtes d’école de sorciers de The Witcher 3, un choix de game design qui n’a rien de gratuit tant il fonctionne bien pour motiver l’exploration. Ceux qui apprécient ce type de contenu additionnel bien pensé trouveront aussi matière à comparer avec d’autres univers RPG sur les meilleures plateformes pour profiter des jeux PC actuellement disponibles.
Impact des nouveaux personnages sur l’univers du jeu
Chaque extension introduit son lot de nouveaux personnages, avec des trajectoires narratives propres. Master Voyta, Albich d’Uniczow ou encore les villageois de Kuttenberg apportent une diversité bienvenue à l’univers déjà riche du jeu de base. Ces figures secondaires enrichissent le lore sans pour autant bouleverser la trame principale, une approche prudente mais efficace pour du contenu post-lancement.
Reste que ces personnages évoluent souvent dans une bulle narrative isolée. Un choix qui, on le verra plus loin, constitue l’une des principales limites du système actuel de DLC.
Ce que les extensions apportent vraiment et leurs limites narratives
Malgré la qualité globale des trois extensions, un défaut commun ressort clairement : les personnages introduits dans les DLC évoluent isolément, sans réelle interaction avec les compagnons du jeu principal. Impossible, par exemple, d’accomplir certaines quêtes secondaires aux côtés de Godwin ou de Zizka, deux figures pourtant centrales de l’aventure d’Henry. Cette déconnexion narrative reste frustrante pour les joueurs qui se sont attachés à l’ensemble du casting durant leur traversée de l’Antre du Diable.
La fin de l’histoire principale pose également question. Si la vengeance personnelle d’Henry se conclut de manière satisfaisante, la trame globale se termine sur un cliffhanger que Warhorse assume pleinement. Le studio a pourtant affirmé qu’Henry ne reviendrait probablement pas comme personnage principal dans un éventuel troisième opus, une déclaration qui laisse perplexe une partie de la communauté.
Les attentes des joueurs restent nombreuses et légitimes. Beaucoup réclament la légitimation officielle d’Henry avec un vrai titre de chevalier, le retour du personnage de Thérèse, ou encore un système de mariage plus développé. La reconstruction de Skalitz, ville d’origine d’Henry détruite au début du premier jeu, figure aussi parmi les demandes récurrentes. Un système de gestion agricole inspiré de titres comme Manor Lords ou Medieval Dynasty pourrait également apporter une nouvelle dimension stratégique à la saga.
Pour ceux qui souhaitent optimiser leur expérience de jeu avant de se lancer dans les extensions, quelques ajustements techniques peuvent faire une réelle différence en termes de confort et de performance. D’ailleurs, la question du matériel reste centrale pour profiter pleinement de ce type de jeu vidéo médiéval exigeant graphiquement, un sujet abordé plus en détail sur les évolutions récentes du matériel de jeu.
Armes, armures et personnalisation : le vrai point fort des DLC
Si les extensions souffrent de certaines limites narratives, elles brillent en revanche sur le plan de la personnalisation. Le système de armes et armures s’enrichit considérablement grâce aux trois DLC, notamment via les combinaisons de bouclier de Brushes with Death et les créations forgées dans Legacy of the Forge. Cette progression matérielle offre une raison concrète de replonger dans le jeu, même pour les joueurs ayant déjà terminé l’histoire principale.
Le Pass d’extension à 30 euros représente donc un investissement raisonnable pour qui souhaite explorer l’intégralité de ce contenu, à condition d’accepter les quelques frustrations narratives évoquées plus haut. Une chose est sûre : Warhorse Studios a prouvé sa capacité à faire vivre son univers sur la durée, bien au-delà de la simple sortie commerciale initiale.
Combien coûte le Pass d’extension de Kingdom Come Deliverance 2 ?
Le Pass d’extension regroupe les trois DLC pour environ 30 euros, contre 15 euros pour chaque extension achetée séparément, soit une économie substantielle pour qui souhaite tout le contenu additionnel.
Quel est le meilleur DLC de Kingdom Come Deliverance 2 ?
Mysteria Ecclesiae se distingue par son approche narrative originale basée sur l’enquête et la déduction plutôt que le combat, tandis que Brushes with Death séduit par son système de personnalisation de bouclier riche.
Les DLC sont-ils liés à l’histoire principale du jeu ?
Les extensions se déroulent en marge de l’intrigue centrale et n’impliquent pas les compagnons principaux comme Godwin ou Zizka, ce qui limite les interactions narratives entre le contenu de base et additionnel.
Le mode barbier et le mode hardcore sont-ils payants ?
Non, ces fonctionnalités font partie des mises à jour gratuites intégrées au jeu de base, tout comme les courses de chevaux et les améliorations du mode photo.
Warhorse Studios prévoit-il une quatrième extension ?
Aucune annonce officielle n’a confirmé un quatrième DLC à ce jour, bien que la communauté espère des ajouts comme un système de mariage ou la reconstruction de Skalitz.

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